• Track #09 - Mr. Self Destruct

    "I take you where you want to go
    I give you all you need to know
    I drag you down I use you up
    Mr. Self-destruct"

     

     

     


    Salut Eddy, ça gaze ? This one is for you.

     

    Préambule : Pour faire vrai fan, j'aurais aimé savoir écrire "NIИ" comme ça, avec le code ASCII ou autre truc de geek. Tu me diras que ouais, je sais le faire vu que И, mais comme je suis foncièrement honnête, je me dois de t'avouer que c'est un bête copier/coller à la portée même de ma mère, qui doit être au geek ce que Roger Cageot est au prix Nobel de physique.
    Donc voilà, tu sais que quand j'aurai abrégé Nine Inch Nails en NIИ, j'aurai juste fait un CTRL+C/CTRL+V. De quoi être la risée de tous les geeks de la terre qui heureusement ne liront jamais cette logorrhée sur NIИ vu qu'ils écoutent plutôt le générique des Chevaliers du Zodiaque, dont il n'est pas prévu de parler ici, sauf maintenant. Alors bon franchement, soyons honnête : vaut-il mieux maîtriser le code ASCII ou écouter NIИ ? Ben ouais, et toc !

    Bon allez, tant que je suis dans les révélations douloureuses, il faut que je t'avoue un autre truc à propos de Nine Inch Nails : quand j'ai découvert ce groupe, je croyais que "nine inch nails" signifiait "queues de neuf pouces". Du coup je me disais "roh quel coquin ce Reznor !", mais en même temps je me disais "mais quand même, les américains ont des si p'tites bites ?" ("Le mâle toujours se vantera de la taille de son chibre", premier commandement de la Bible du parfait gentleman qui en a dans le slibard. Qui n'en compte qu'un, des commandements).
    Après j'ai grandi et je me suis rendu compte que je confondais "nails" et "tails". Et après j'ai progressé en anglais pas correct et j'ai appris que la "tail" n'avait rien à voir avec la bite, hein Dick ? Ce qui est dommage parce que Nine Inch Tails ç'aurait donné NIT et les geeks auraient eu l'air con avec leur code ASCII là, hein !?
    Bon en même temps ça m'aurait niqué mon superbe préambule, et ça ç'aurait été dommage.

    Ceci dit, quand j'aurai un groupe de musique (ce qui implique que j'apprenne préalablement à jouer d'un instrument, étant donné que mes performances vocales restent un peu trop aléatoires pour contenter un auditoire, fût-il uniquement composé du reste du groupe... Bref, c'est pas pour demain, quoi ! A moins que je fasse de spectaculaires progrès en washboard, mais là je vois déjà ma chérie qui se gausse, voire qui se courbe)(les statisticiens et autres mathématiciens de mes lecteurs admireront le jeu de mots) je l'appellerai Ten Inch Tails, en hommage à monsieur Reznor et aussi pour faire chier les geeks et aussi parce que TIT ça le fait, comme nickname. Et que là je suis sûr de ce que ça signifie !

    Bon allez, fin du préambule parce que bon, si ça continue le préambule va être plus long que le reste de l'article. Et ça, ça se fait pas, oh que non !

     

     

    Bon, je ne reviendrai pas sur les prémisses de ma découverte de Nine Inch Nails, qui coïncident à peu près avec la découverte de Dead Can Dance et que je dois également à Greg. Je vous laisse juste relire avec un bonheur non feint l'histoire qui y est dédiée.

    Déjà, j'ai aimé l'artwork de la pochette et du livret de "The Downward Spiral". Première bonne impression. C'est important la bonne impression, mais ce qui m'importait vraiment, c'était le ventre de la bête ; j'ai toujours attaché plus d'importance au contenu qu'au contenant.

    En 94 je faisais une chose que je ne fais quasiment plus maintenant : je mettais un CD et je l'écoutais en ne faisant rien d'autre que feuilleter le livret. Maintenant j'écoute le plus souvent la musique en pratiquant une autre activité (lecture, errances internautes, parachute ascensionnel, etc...) - peut-être parce que j'ai moins de temps pour moi, donc que j'optimise. Et que de manière plus générale j'écoute moins de musique.

     

    PLAY.

    "Mr. Self Destruct". Ouh la vilaine mise en bouche que voilà ! (la même qui te chatouille les esgourdes, je suis partageur)
    Premier constat : le son est pur. L'entrée en matière est excellente, avec ce qu'il faut de brutalité et d'agressivité dans le travail des sons et la rythmique, et ce break qui vient apaiser le tout, avant de reprendre de plus belle - un truc souvent utilisé par le sieur Reznor sur The Downward Spiral, mais il faut dire qu'il le fait bien !  Et pour finir, un bouillon de chaos qui ne se termine qu'avec le début plutôt calme de "Piggy".

    "Piggy" et sa rythmique méchamment travaillée. Pas le titre le plus marquant de l'album, pour moi.

    "Heresy" et son explosif "your god is dead / and no one cares / if there is a hell / I'll see you there" au riff surpuissant. En concert, ça défrise le poil !

    "March of the Pigs". Alors là, le son ultra-grave du début m'a toujours scotché, et quand j'écoutais ce titre sur l'autoradio de la 106, j'entendais même pas ce truc incroyable. Et ça, ça me frustrait. Alors quand arrivaient les assauts bruitistes du morceau, je me gênais pas pour écraser quiconque se mettait en travers de mes yeux injectés du sang tout chamboulé par cette marche porcine qui me scotche toujours autant. Après je me réveillai et j'allais beaucoup mieux.

    "Closer". Sexuel à souhait, ce titre. Bon OK, pas le sexe de monsieur et madame toutlemonde, mais sexuel quand même, je trouve. Et puis ce clip malsain qu'on croirait issu des cauchemars de Caro & Jeunet ! Sublime !
    Je sais pas si Dieu existe (je cherche d'abord quelqu'un pour me définir "dieu" avant de me prononcer), mais en tout cas heureusement que le sujet de "Closer" rapproche Reznor de (son) dieu, parce que j'ai le sentiment que ce clip l'en éloigne un chouia...

    "Ruiner". Longtemps mon morceau préféré (après "Hurt", mais "Hurt" est hors concours).
    On a là un titre qui alterne calme et tempête avec un travail mélodique qui me semble hallucinant.

    "The Becoming" et son entêtant "It won't give up it wants me dead / Goddamn this noise inside my head".
    Eloge de la folie, interpreté par NIИ. Bon en même temps, la folie et sa spirale c'est un peu le thème et le ton de l'album...

    "I Do Not Want This". Encore du riff bien gras qui attaque avec juste ce qu'il faut d'aggressivité sur le "Don't you tell me how I feel" ! Et encore le chaos au milieu du morceau, un chaos jubilatoire. Monsieur Reznor voulait faire "something that matters" ; il a réussi.

    "Big Man with a Gun" est un petit morceau énervé avec des paroles qui me plaisent bien. Mais rien d'inoubliable. La fin gueularde est l'introduction idéale pour

    "A Warm Place". Le calme après la tempête. Avant la tempête. Au milieu de la tempête. Oui, un endroit chaud, un refuge, une bulle au milieu du déchaînement. Une parenthèse sublime, qui nous montre s'il en était besoin que Trent Reznor sait faire autre chose que des sons saturés et des rythmiques de fou.

    "Eraser", le répit aura été de courte durée : la rythmique martiale martelée pendant tout le morceau nous rappelle qu'on est quand même là pour se détruire, hein. Bon, on replonge certes doucement après cette "Warm Place", mais ne nous leurrons pas : on replonge. Et on résume le parcours, la "downward spiral" : Need you / dream you / find you / taste you / fuck you / use you / scar you / break you / lose me / hate me / smash me / erase me/ kill me / kill me /kill me... Ca sent la fin, là, non ?  J'adore ce morceau (aussi).

    "Reptile". Entêtant avec sa rythmique qui martèle et son espèce de perceuse qui vient souligner le trait.
    "She has the blood of reptile just underneath the skin" est l'une des phrases que je préfère, toutes chanons du monde entier confondu. Mais je ne sais pas du tout pourquoi. Rien à voir avec le sens, plutôt avec la façon dont ça "coule". Bref, je sais pas pourquoi mais j'aime bien.

    " The Downward Spiral", titre éponyme donc, pour ceux qui suivent. Pour les autres, y a des cours de rattrapage. Bon ben voilà, on arrive au bout de la spirale. BANG. Le son est sourd, il n'y a pas d'avenir.

    "Hurt". Bon, là on touche au divin, mes commentaires ne rendront jamais justice à ça. Donc je vous laisse profiter de cet instant de rédemption du monsieur auto-destruction...
    Même papy Johnny Cash (qui savait reconnaître les grands morceaux) n'a pas réussi à rendre l'hommage que ce titre mérite, même si sa reprise vaut le clic. Parce que bon, Johnny Cash, quand même. Une voix d'outre-tombe qui sied bien au titre.

     

    "Hurt", putain de conclusion du meilleur album de la décennie '90, oui monsieur ! J'assume tout.
    C'est bien pour ça que The Downward Spiral a un traitement de faveur et que je parle de tous les titres de cette divine pièce. 

    Certes, certes, The Fragile est aussi un grand album. Certainement plus subtil, plus mature (je devrais éviter ça, parce que "album de la maturité" ça fait un peu chroniqueur télé qui n'y connait rien et qui qualifie tout deuxième album d'un chanteur de variét' que sa maison de disque a décidé de promouvoir de cette appellation. Ca craint, quoi), mais The Downward Spiral est... révolutionnaire. Et bon, la révolution, c'est quand même plus cool que la maturité, hein !

     

    Après The Fragile, Trent Reznor a arrêté la drogue, donc on n'en parle pas.

    "Nine Inch Nails is Trent Reznor" : c'était écrit sur le livret du premier album de NIИ. Alors merci Trent Reznor pour The Downward Spiral. Fuckin' great.

     

     

    Extra tracks

    "I am the needle in your vein / And I control you"

     

     

     

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  • Commentaires

    1
    Bea.
    Mardi 1er Février 2011 à 18:55

    Bel article comme tous les autres... Mais suis je vraiment objective ???

    2
    Keith R.
    Mardi 1er Février 2011 à 19:28

    C'est une petite cuiellère qu'a pas beaucoup servie ça, ça se voit.

    3
    Eddy Cordy
    Mardi 1er Février 2011 à 23:15

    Je pourrais discuter des heures sur celui-là.

    4
    Mercredi 2 Février 2011 à 08:45

    @ Keith R. : Tout le monde n'a pas ton expérience, vieux !

    @ Eddy : Je t'en prie, n'hésite pas.

    5
    Gastfrench
    Mercredi 2 Février 2011 à 12:26
    Pourtant je me suis laissé dire que Trent Reznor avait décidé de ne plus chanter hurt estimant que Johnny Cash avait fait mieux qu'il ne pourrait jamais faire. Cela dit les chanteurs de rock sont des starlettes et ils aiment bien dire des trucs dans me genre .
    Bises
    6
    Mercredi 2 Février 2011 à 13:44

    Oui, d'autant plus qu'Hurt a été interprété lors des 2 concerts de Nine Inch Nails auxquels j'ai assistés.....après la mort de Johnny Cash...

    Bises aussi, Gast !

    7
    Eddy Cordy
    Mercredi 2 Février 2011 à 13:46

    Pour être exact sur Hurt, à l'époque, avant de voir le clip, Reznor n'en avait pas grand chose à faire de la reprise de Cash. Mais à la vue du clip (de Mark Romanek, qui avait fait le clip de The Perfect Drug), Trent a été convaincu et "bouleversé". Par contre, il n'a jamais déclaré qu'il ne jouerait plus Hurt (je l'ai vu 11 fois en concert depuis la sortie de la version de Cash et je crois que je suis pas loin d'avoir eu droit à Hurt chaque fois), il a juste dit que la chanson semblait ne plus lui appartenir et que Cash lui avait donné une interprétation différente mais tout aussi sincère.

    8
    Eddy Cordy
    Vendredi 4 Février 2011 à 17:21

    Je me réécoute TDS en vinyle à fond avec mes nouvelles enceintes. J'ai bon.

    Et j'ai quelques points communs avec toi sur cet album (et quelques désaccords aussi, normal). Notamment la phrase de Reptile qui m'a toujours scotché aussi, sans réellement savoir pourquoi. Ruiner aussi. D'ailleurs, j'espère que tu as la version "deluxe remixée/remasterisée" de l'album sur laquelle il y a Ruiner et Reptile (Liar) en version demo? C'est toujours sympa de connaître la genèse de titres pareils.
    Par contre, une lassitude pour March of the pigs (et Piggy aussi un peu) mais peut-être parce que je l'ai trop entendue en live. Et pas plus fan que ça de I do not want this.

    Et Hurt. Il faut bien parler de Hurt. Cette version studio qui m'a toujours laissé un goût de trop peu (dans le bon sens du terme si tant est que ça ait un sens). Ce refrain qu'il aurait pu répéter à l'infini à la fin du disque sans risque de lasser (j'exagère à peine).
    Et deux versions live différentes, la version piano nettement en dessous (et parfois casse-gueule pour Reznor) de la version guitare de Robin Finck. Et cette batterie qui tonne à la fin du morceau, je me souviendrai toujours de la version de l'Astoria à Londres en 2005 avec Jerome Dillon, l'impression qu'il allait vraiment tout casser sur ces quelques coups. J'ai d'ailleurs récupéré une baguette ce jour-là (fan boy, ok, mais récupérée peinard, lancée par son technicien à la fin du show, je suis pas du genre à me casser le cul pour ça) , et mon pote Matt aussi, mais lui n'en a récupéré qu'un morceau.

    Mais je dois aussi rendre hommage à Josh Freese et à ce petit trou du cul d'Ilan Rubin, qui a fait un boulot énorme dans la dernière version live du groupe, à quatre, une version un peu plus brut mais tout aussi efficace sur la plupart des morceaux (je crois me souvenir qu'ils sonnaient quand même moins bien à quatre qu'à cinq sur de rares morceaux mais je saurais plus dire lesquels).

    J'arrête là, je vais devenir nostalgique.

    9
    Lundi 7 Février 2011 à 16:29

    Note à moi-même : essayer de trouver la version Astoria 2005 de "Hurt".

     

    Et non, je n'ai pas la version deluxe de la mort, ayant déjà la version de base et n'ayant pas franchi le pas.

    Du coup, note à moi-même 2 : trouver les versions demo de Ruiner et Reptile.

    10
    Eddy Cordy
    Mardi 8 Février 2011 à 19:40

    J'avoue que j'ai pas réécouté Hurt version Astoria avant d'écrire ça, donc ça va peut-être rien donner mais je peux te fournir aisément les trois morceaux suscités si tu veux.

    11
    Mardi 8 Février 2011 à 21:40

    Ah ben écoute jue dis pas non, hein !

    Je t'envoie mon e-mail via tu sais où.

    12
    Eddy Cordy
    Mercredi 9 Février 2011 à 13:44

    J'étais fatigué hier soir, j'ai envoyé que le Hurt du 31 mars 2005 à l'Astoria.


    Les autres pour ce soir tard je pense. Avec en prime Heresy (demo) si ça te chante.

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