• Track #08 - Killing in the Name

     

    "Fuck you I won't do what you tell me !"

     

     

     

     

     

    Bon alors cette chanson, c'est LA chanson de mes sorties en Belgique.

    A partir de 1991-1992, et jusqu'à...pfiou... 2003, je dirais, quasiment tous les samedis soir on traversait le pont pour se retrouver dans les cafés de Comines-Belgique. C'était pas loin, on y allait à pied la plupart du temps (au moins les premières années, quand personne n'avait le permis), on passait d'excellentes soirées et on revenait à pied, à plein. Pleins aussi, souvent. De bière.
    Il y a eu des trajets mémorables, comme aux 20 ans de Mike, avec Phil qui pensait être en hélico, ou alors quand on a sonné chez le maire en pleine nuit et qu'on est tous partis en courant, sauf Gaël qui s'était vautré lamentablement juste devant la porte !

    On a écumé des bars différents selon les périodes.
    Le premier où on allait régulièrement, avec Phil et Mike notamment, c'était le Carrousel. Et au Carrou, systématiquement on s'excitait sur "Killing in the Name", qui a dû y passer dès 93, je pense.
    J'avais 17 ans, et j'étais pas du tout, mais alors pas du tout politisé à l'époque (Bon, il y avait déjà des trucs qui m'indignaient, sans que j'attende que Stéphane Hessel nous le conseille dans un bouquin). Mais cette chanson me donnait systématiquement la rage, la montée finale sur les "And now you do what they told ya" ou sur "Fuck you I won't do what you tell me !" est vraiment excellente, on sent bien monter la révolte !

    Et encore, le Carrou était un bar, donc c'était relativement calme, mais quelques années après on partait à la Mare aux Diables après s'être retrouvés au Drakkar (le café de Ju et Steph, j'en reparlerai certainement plus d'une fois !). Et là ça pogotait vraiment bien sur ce titre !
    A tel point qu'ils ont fini par calmer systématiquement les pogos qui partaient fort.

    Le Drakkar et la Mare aux Diables : nos deux repères du week-end pendant de nombreuses années.
    et je pense que "Killing in the Name" nous a suivi pendant toutes ces années...

     

    Surtout qu'après je me suis retrouvé dans les paroles de Rage Against the Machine. Dans leur nom, aussi.
    Mais je ne tuerai jamais en ce nom, par contre (par manque de courage ou par respect pour la vie de l'autre ?).
    Et maintenant que je m'intéresse de plus en plus à la critique de la Technique, aux précurseurs de ce mouvement comme les luddites au début du XIXème siècle en Angleterre  ou les Canuts une vingtaine d'années plus tard à Lyon, et aux représentants actuels du mouvement comme l'association Pièces et Main d'Oeuvre à Grenoble, à la pointe dans la lutte contre l'invasion des nanotechnologies et la société techno-totalitaire (tous fichés, tracés, fliqués, filmés, partout, tout le temps), cette rage contre la machine, que j'assimile à la "mégamachine technoscientiste" type Big Brother du génial Orwell (il faudra, un jour, qu'on cause sérieusement d'Orwell et de sa common decency), cette rage contre la machine, donc, me parle encore plus.
    Même si la musique me parle un peu moins.

     

     

    Luddites

    La rage contre la machine ne date pas d'hier...

     

     

     

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  • Commentaires

    1
    Gastfrench
    Jeudi 27 Janvier 2011 à 19:13
    Je pense d'ailleurs me souvenir que le mot saboter viens des canuts qui ont mis leurs machines en pièces avec leurs sabots. Marrant non ?
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