"The death of the party
Came as no surprise
Why did we bother?
Should have stayed away"
Je commence cette chronique bien à l'avance, parce que je sais qu'il va me falloir réécouter beaucoup Blur.
C'est très étrange, mon rapport à ce groupe : je n'hésite pas à clamer que Damon Albarn est un génie, et pourtant je ne connais qu'assez superficiellement la discographie du groupe qui l'a fait connaître - j'ai bien plus écouté Gorillaz que Blur.
N'empêche que Damon Albarn est un génie.
Je ne comprends même pas comment certains ont osé comparer Oasis à Blur. Un "choisis ton camp, camarade !" entre les Stones et les Beatles, ça se tient parce qu'on a là un choix à faire entre des héritiers du rock ou des défricheurs créatifs qui partent un peu dans tous les sens (même si bon, faut vraiment rien comprendre à la musique pour choisir les Stones, hein). Mais entre ces poseurs d'Oasis qui recyclent certes efficacement mais sans créativité les Beatles et Blur qui réinventa la pop, y a pas photo !
Et puis bon, quand Damon Albarn s'investit dans d'autres projets que Blur, ça reste excellent. Quand les frères Gallagher sortent d'Oasis, ben....ils nous foutent la paix, ces petits merdeux.
Pause.
J'ai commencé cette chronique en juillet, sachant comme je l'avais dit qu'il me faudrait du temps pour me replonger dans la discographie de Blur.
Et en fait de replongeon il ne fut nullement question. Un plongeon ce fut. Je me suis rendu compte que je ne connaissais vraiment pas les albums de Blur. Je les ai tous écoutés et réécoutés dans l'optique de vous faire partager la substantifique moëlle de ces disques. Et je cale.
J'aime Blur, mais sans avoir vraiment écouté. Sauf en septembre, et sauf l'album éponyme d'où est issu ce terrible "Death of a Party".
J'aime Blur parce que c'est joyeux (à part peut-être, justement, ce "Death of a Party". Justement) ; que j'aimais bien mover mon body sur "Girls and Boys" ou, évidemment, "Song 2" ; que ça m'entraîne.
Mais je pense que plus que Blur, c'est le sieur Albarn que j'aime. Et plus que Blur, c'est surtout Gorillaz que j'aime. Gorillaz dont on reparlera. Mais plus tard, quand j'aurai accouché - enfin - de cet article qui m'a pris du temps, et qui en plus est mauvais. Je voulais parler de Blur parce que vraiment, ça m'a éclaté. Mais je parle beaucoup mieux, je pense, des groupes que je connais vraiment, ou des évènements précis auxquels je pense en écoutant certains titres. Blur n'entrant pas dans une de ces catégories, je n'en parle pas bien. Dommage, ils méritent mieux que ça.
Reste la merveilleuse photo de Fred, qui illustre bien meux que moi ce titre.
Merci Fred.
Promis, je reviens avec d'autres choses mieux que ça, mais il fallait que je torche cet article-là pour reprendre dans la joie et l'allégresse !

Photo : Fred Javelaud