George Harrison - My Sweet Lord - (1970)
Vous allez peut-être vous demander : "Pourquoi diable cette chanson hippie-bab-katmandouesque en guise d'introduction ?"
Et je vous répondrai (si toutefois vous en avez quelque chose à foutre et que vous vous êtes posés la question ci-dessus en lisant le titre de cette première chronique) : parce que grâce à cet incroyable outil qu'est internet, j'ai découvert que, le jour de ma naissance, non seulement un éléphant est mort (et, depuis ce jour-là, je le porte à mon cou), mais aussi, et surtout, que la chanson qui était en tête du hit-parade en France ET en Angleterre le 26 février 1971 était My Sweet Lord de George Harrison ! La preuve en un clic.
Rétrospectivement, j'ai vu ça comme un signe de Dieu. Le sweet Lord avait posé un doigt bienveillant sur mon front tout en me soufflant à l'oreille (ou au trou de balle, je sais plus) : "Tu seras un homme de goût, mon fils" (tout bien réfléchi, ce ne devait pas être à l'oreille...). Bref, il m'offrait un Beatle en guise de cadeau de naissance. Avouez quand même qu'on a vu pire.
Du coup, je me suis demandé dans quelle mesure l'environnement musical populaire pouvait agir sur un nourisson sensible et éveillé. Ma réflexion m'a amené à cette conclusion sans appel : on doit tout à son environnement musical populaire. Je dois tout à la musique de cette époque en général et, donc, à George Harrison en particulier, même si je ne devais découvrir réellement les Beatles que vers 15-16 ans, en plein marasme 80's (mais je vous raconterai peut-être ça plus tard), et constater que George Harrison n'était pas mon Beatle préféré.
Bref, je me suis mis à plaindre sincèrement les gens nés le jour où Peter et Sloane, Jermaine Jackson et Pia Zadora, David et Jonathan... trônaient en haut des hit-parades ! Bon, je me moquais d'eux en même temps. Ha ha ! Quelle bande de losers sans goût ! La honte ! Et je me félicitais d'être né sous de tels auspices alors que tant d'autres devaient souffrir le martyre...
Et puis j'ai découvert que j'étais né le même jour qu'Hélène Ségara et Romane Serda...
Reste que l'album de George dont est tiré ce titre, All Things Must Pass, est un grand album. Le meilleur de cet ex-Beatle en solo. Mon morceau préféré n'est d'ailleurs pas My Sweet Lord, même si je l'aime beaucoup, mais le méconnu, groovy, pêchu et surprenant Art of Dying, que je m'empresse de vous offrir tout de suite, parce que je peux pas m'en empêcher. Et puis Art of Dying, pour conclure un post de naissance, je trouve ça bien.
George Harrison - Art of Dying - (1970)

La semaine prochaine : Hélène Ségara et Romane Serda.