• Track #13 - Violently Happy

    "Violently happy ! 'cause i love you
    Violently happy ! but you're not here
    Violently happy ! come calm me down
    Before i get into trouble"

     

     

     

    Björk, c'est l'une des influences musicales fortes que nous avons en commun avec ma chérie. Avec Radiohead et, bien sûr, Noir Désir, qui sont un peu ceux par qui tout est arrivé. On peut même dire que sans eux j'aurais certainement pas cette belle vie aujourd'hui.

    On rigole, on rigole, mais je pense que c'est vachement important cette connivence qu'on a tous les deux autour de la musique. Le fait de partager des émotions fortes comme la musique peut nous en procurer, de frissoner ensemble en concert (ouais, sauf au concert de Godspeed, certes...), de chanter ensemble dans la bagnole, de danser dans notre salon en écoutant "La Chanson de Prévert", etc...
    Tout ça participe à la vivacité de la Flamme. Tout ça et plein d'autres choses, mais c'est la musique qui nous a réunis, et elle nous réunit toujours, après ces huit années de partage.

    On est arrivés avec nos influences communes, nos coups de coeur communs, et aussi chacun avec ses influences spécifiques. Ma chérie m'a notamment fait découvrir le grand Dominique A, Brel aussi, et The Kills, pour ne citer que ces quelques artistes qui ont grâce à ma pitchoune leur place dans cette bande-son de ma vie que je te conte depuis maintenant trois mois. T'as pas fini d'en lire, des conneries, je te le dis !

    Merci pour tout ça mon amour, et pour ce concert de Radiohead à Nîmes dont je reparlerai forcément plus en détail, mais qui a indéniablement joué un rôle important dans ma vie - dans notre vie.

    Si je suis, comme Björk, violemment heureux, tu n'y es pas étrangère. Je suis violently happy, 'cause I love you, mais heureusement toi tu es là. No trouble. Gros avantage sur Björk !

     

    Björk, donc.

    Elle est forte, cette elfe islandaise. Elle a certainement réussi à réconcilier les rockeurs avec les clubbers, s'insérant dans les interstices, érodant l'étanche paroi entre ces deux mondes. Je fais clairement partie du premier, tu l'as compris, même si je n'ai jamais rechigné à onduler mon corps (de façon certes disgracieuse, mais si tu savais comme je m'en branle - j'ai toujours dansé pour moi, ça n'a jamais été une espèce de parade amoureuse pour moi. Faut dire que c'est pas la meilleure corde à mon arc !)(j'imagine déjà ma chérie se foutre de moi en lisant ce passage...)

    Je ne parlerai pas du tout premier album de Björk, celui de quand elle avait douze ans et que moi j'en avais deux, parce que je ne l'ai jamais écouté, et que pour moi sa discographie commence donc avec Debut. Normal.
    Sa discographie commence fort : "Human Behaviour" a failli être le titre que tu écoutes en ce moment, fidèle lecteur/auditeur, parce qu'il est quand même très très fort. Mais ç'aurait été moins raccord avec ma déclaration d'amour, donc c'est "Violently happy", parce que, justement, je t'aime (je m'adresse à ma chérie là hein, va pas t'imaginer des trucs et poster des commentaires à la con, petit taquin !).
    Non, "Human Behaviour" je me la garde sous le coude pour, par exemple, un petit laïus sur le fait qu'une société qui se base sur le postulat que l'homme agit forcément de manière rationnelle et logique est mal barrée. Oui, toute ressemblance avec le capitalisme est assumée par l'auteur. Qui par ailleurs n'hésite pas à en prendre. De la hauteur. Il est tard, sois indulgent.
    "Human Behaviour", "Violently Happy", "Big Time Sensuality", mais aussi les plus calmes "Like Someone in Love", "Venus as a Boy", "Anchor Song" : ça en fait des morceaux géniaux pour un premier album !

     

    Deux ans plus tard débarque Post, et son "Army of Me" en guise d'entrée en matière. Excellente entrée en matière, toujours électronique, toujours vocalement intéressante. Etrangement, c'est  le morceau qui s'éloigne le plus de ce qu'est un morceau de Björk qui est certainement aussi son morceau le plus connu (une reprise, en plus) : "It's oh so Quiet". Jazzy, entraînant, permettant à l'islandaise de lâcher sa voix. Un bon morceau, mais pour moi Björk c'est plutôt l'audace d'un titre comme "Enjoy" et son son bien gras sur lequel la voix cristalline de la demoiselle vient se poser, comme une plume sur un tank. "Enjoy", mon morceau préféré de l'album ; Tricky est dans le coup, est-ce un hasard ? "Hyper-Ballad" tient bien la route aussi, mais j'avoue trouver les chansons plus calmes un cran en dessous de ce que ça avait pu donner sur Debut. A part peut-être "Headphones".

     

    Deux ans encore, et c'est le divin Homogenic qui est offert à nos esgourdes engourdies.
    "Hunter" ouvre fort. Très fort. D'emblée il entre au Panthéon de mes morceaux islandais favoris. Les cordes qui viennent souligner subtilement la tension retenue. Parfait. Deuxième coup à l'estomac : "Jöga", histoire de nous mettre à genoux tout de suite. Toujours cette excellente symbiose entre les rythmiques électroniques et les cordes, le tout porté par une voix plus parfaite que jamais. "Unravel" permet de nous relever un peu, mais le coup de grâce ne tarde pas : "Bachelorette". Le voilà, mon morceau islandais favoris. Je l'écoute, là, et même après quatorze ans d'écoute, j'en frissonne encore - je n'ose même pas imaginer mon état si ce titre était interprété en concert (oui, je n'ai jamais vu Björk en concert. Elle manque à mon tableau de chasse. Elle et Beethoven)(Et Vic Chesnutt, dans le moins comique). Après l'album coule plus anecdotiquement (après un début d'album aussi proche de la perfection, difficile de tenir ce niveau, faut dire) jusqu'au puissant "Pluto" à la rythmique martiale et aux envolées lyriques quasi orgasmiques. J'adore.
    "All is Full of Love" conclue magistralement cet album majeur, pilier de la discographie de Björk.

     

    Je ne connais pas Vespertine. Je l'avais écouté à sa sortie, mais mes horizons musicaux en 2001 étaient assez éloignés de ce qu'est Vespertine, et je l'avais trouvé....chiant. J'ai profité de cette plongée dans le monde musical de Björk pour le réécouter, et.... trop minimaliste, trop intime, trop froid pour moi. "Pagan Poetry" et "Heirloom" tirent leur épingle du jeu, mais j'ai vraiment du mal à écouter cet album.
    On peut s'incliner devant la remise en question systématique de Björk avant chaque album, devant cette volonté de défricher, de ne pas camper sur ses acquis, fussent-ils excellents. Mais là, pour moi, cette excursion du côté minimaliste n'a pas pris. 

     

    Puis vint Medulla. Une autre facette du minimalisme, avec le parti pris évident de faire la part belle aux voix, la partie instrumentale étant réduite à sa portion congrue, voire absente sur nombre de morceaux.
    Ca a nettement mieux marché sur moi. Plein de choeurs, de la human beatbox avec Rahzel que je ne connaissais pas, à l'inverse de ma chérie qui avait quelques albums de The Roots dans sa discothèque (qui sont donc maintenant dans notre discothèque).
    Rahzel qui s'en donne à coeur joie dans "Where is the Line", premier grand morceau de l'album. Je m'extasie à chaque fois que j'entends ce que ce type sait faire avec sa bouche ! Il se lâchera aussi sur "Who is It ?" qui est une chanson qui sous ses aspects assez basiques me semble d'une belle complexité ; le résultat est beau, en tout cas. 
    L'islandaise se met aussi, dans Medulla, à chanter dans sa langue natale, et c'est plutôt agréable à l'oreille, même si j'ai un peu de mal à mesurer la force du propos...
    Et la conclusion de l'album, ce "Triumph of a Heart" est une espèce d'apothéose de tout ce que j'ai aimé dans l'album. 

    Cet album est très agréable à écouter, explore des pistes qui me plaisent ; le tour de force me parait réussi !

     

    Avec Volta on revient à des compositions qui remettent en avant la musique, et des rythmiques assez dures sur quelques morceaux, qui ne sont pas sans rappeler "Pluto" ou "Enjoy". C'est le cas de "Earth Intruders" qui est un bon début, et de "Declare Independance". Mes deux morceaux favoris.
    Belle surprise sur "The Dull Flame of Desire" avec Antony de lui-même and the Johnsons qui vient mêler sa belle voix à celle de l'islandaise, pour un beau et long duo.
    "Innocence" est une chanson pas facile d'accès, qui mélange plein de choses (c'est la tonalité générale de l'album, je trouve), assez complexe mais j'aime bien le résultat.

    Volta est un peu patchwork, un peu inégal, avec néanmoins des titres qui défrisent bien.

     

    Au final, Björk est une artiste à suivre, parce qu'elle surprend toujours. Même quand elle interprète Selma pour Lars Von Trier (et dont la BO vaut aussi le détour, même si j'e n'en ai pas parlé ici).
    Et puis bon, Homogenic est une tuerie, alors on lui pardonne plein de choses, à la Björk ! 

     

     (Je suis quand même bien synchro, parce que je vois en écrivant cet article que le label de Björk a annoncé il y a cinq jours que son nouvel album sortirait en septembre)

     

    Extra tracks

     

     

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  • Commentaires

    1
    Eddy Cordy
    Vendredi 11 Mars 2011 à 17:40

    Je suis désolé mon petit Peps mais ce post est le premier (et peut-être pas le dernier) que je ne lirai pas en entier. Björk c'est non.

    2
    Vendredi 11 Mars 2011 à 19:35

    C'est pas grave, c'est le début le mieux ;-)

    Et je comprends que Björk ça puisse être non.

    3
    Vendredi 11 Mars 2011 à 19:36

    L'image est cool quand même, non ?

    4
    Eddy Cordy
    Vendredi 11 Mars 2011 à 21:03

    L'image est réellement féérique.

    5
    gatsfrench
    Vendredi 11 Mars 2011 à 23:23

    par contre moi je suis un fan integral de la musique et du physique de la jeune Bjork. Elle aurait dit oui que j'aurais appris l'islandais !

     

    6
    Bea.
    Samedi 12 Mars 2011 à 16:00

    rhô..... Merci..... Tout pareil...

    7
    fEMININ
    Mardi 15 Mars 2011 à 11:02
    Un ptit suchard?
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